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Ma phobie, mon enfant gigogne, et moi

Le 27 mars 2015
Ma phobie, mon enfant gigogne, et moi
Ascenceur, foule, araignée, eau... les objets phobiques sont nombreux et ces peurs tellement envahissantes. Mais d'où viennent ces peurs incontrôlables. L'approche thérapeutique de l'enfant gigogne vous permet de comprendre et surtout, une solution
Suivant le concept de la Thérapie Brève Enfant Gigogne, une expérience difficile, une réaction disproportionnée vécue dans notre vie d’adulte est reliée à une situation vécue comme traumatisante dans notre petite enfance (dès notre conception, dans le ventre de notre mère, jusqu’à 2/3 ans).

Nous identifions une difficulté d’adulte en lien avec un traumatisme d’enfant lors d’envahissements ou de débordements émotionnels où la personne peut dire qu’ils sont « plus forts qu’elle » ou qu’elle « ne peut pas s’en empêcher ».

C’est particulièrement vrai dans le cas des phobies. La personne est confrontée à une situation où sa réponse (la fuite, la sensation d’être pétrifiée, les pleurs…) est incontrôlable. Elle ne peut pas faire autrement.

L’objet phobique (un animal, un objet, une situation) peut être en relation directe avec l’expérience traumatique d’origine. Par exemple, une personne qui a la phobie de l’eau et  ne pourra absolument pas mettre sa tête sous l’eau et qui dans son enfance, a failli se noyer.

L’objet phobique peut aussi être en rapport symbolique ou métaphorique avec l’expérience vécue de façon traumatisante. Par exemple, une personne qui a la phobie des ascenseurs et qui se ressent un étouffement lorsqu’elle doit prendre l’ascenseur. Elle n’a pourtant jamais eu d’expérience traumatique avec un ascenseur, comme y avoir été enfermée. Par contre, lors de sa naissance, elle a pu rester coincée dans le bassin de sa mère et ressentir à ce moment-là les mêmes sensations d’étouffement.

Le déclencheur de la phobie (mettre la tête sous l’eau, entrer dans un ascenseur, doubler sur l’autoroute…) ainsi que les sensations ressenties en présence de l’objet phobique (étouffement, sensation d’être enfermé…) vont être la rampe de lancement qui vont permettre d’identifier la situation d’origine traumatique liée à cette phobie (ce travail se fait en état de relaxation profonde ou hypnose conversationnelle).

Lors de cette situation initiale, des croyances se sont mises en place (avoir la tête sous l’eau ou être en contact avec l’eau est dangereux et on peut mourir) et en ont découlés un ensemble de fonctionnements (je ne dois pas mettre ma tête sous l’eau, je ne dois pas avoir d’eau sur moi sinon je vais mourir).

Lors d’un suivi avec l’approche de l’enfant gigogne, la situation initiale traumatique va être retrouvée lors d’un travail en relaxation profonde. Cet état de relaxation permet à l’inconscient de s’ouvrir et de laisser remonter les souvenirs refoulés.

Lorsque la situation traumatique est mise en évidence, les croyances et les fonctionnements qui ont été mis en place sont identifiés et le vécu émotionnel de l’enfant gigogne de ce moment est apaisé, mis en paix. La personne adulte ainsi que l’enfant gigogne sont alors soulagés.

On va ensuite transférer à l’enfant les ressources qui lui ont manqué ce qui a rendu le vécu de la situation traumatisant. Ce processus va entrainer un vécu différent, enlevant l’aspect traumatique. L’enfant retrouvé pourra installer de nouvelles croyances dont découleront de nouveaux fonctionnements appropriés continuant d’être utilisés par l’enfant devenu adulte.

L’adulte sera ainsi libéré de ce vécu traumatique et pourra ainsi réagir sereinement en présence de l’objet phobique.